Près d'un millier de spectateurs sont entrés, par la force de l'image, dans le vécu des réfugiés, exilés, déplacés palestiniens depuis 67 ans!

PFCE2014-2811-04Genève, 3 décembre 2014 - Les Rencontres cinématographiques PALESTINE: FILMER C'EST EXISTER (PFC'E) ont clôturé leur 3ème édition ce dimanche 30 novembre avec une fréquention en hausse de 20 %. Près d'un millier de spectateurs ont découvert avec intérêt et émotion les films sélectionnés autour du thème Réfugiés, Exilés, Déplacés, films dont la variété de traitement cinématographique et la richesse de points de vue ont enthousiasmé le public. Durant trois jours, le Spoutnik a fait salle comble à chacune des 12 projections!

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Deux cinéastes palestiniennes empêchées de venir présenter leurs films en Suisse

27 novembre 2014, Genève

Seul évènement culturel entièrement dédié au cinéma palestinien en Suisse, les Rencontres cinématographiques PALESTINE: FILMER C’EST EXISTER (PFC’E) s’ouvrent demain sur une nouvelle atteinte à la libre-circulation des Palestiniens: Alaa Desoki et Athar Al Jadili, deux réalisatrices de Gaza invitées par le festival,se sont vues refuser leur permis de voyager par les autorités israéliennes, et ce alors que la Suisse leur a délivré un visa pour venir présenter leurs courts-métrages à Genève. L’équipe de PFC’E dénonce cette pratique systématique du gouvernement israélien pour empêcher les voix des Palestiniens de résonner au-delà des murs -réels et administratifs- qui les encerclent. Et remercie les représentations diplomatiques suisses à Ramallah et Tel Aviv pour leurs efforts, malheureusement restés vains. Une preuve supplémentaire de l’asphyxie totale à laquelle est soumise la population de Gaza.

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Rencontres 2014

Réfugiés, exilés, déplacés internes

 

" Pour les cinéastes palestiniens comme moi, le cinéma est devenu une façon de recréer la Palestine, de donner un sens à nos vies déracinées et à nos récits bouleversés. Je crois que tous les Palestiniens ont une Palestine "imaginaire" dans leur tête qu'ils construisent comme un film et qu’ils regardent en boucle. C'est ce qui préserve leur identité et leur donne la force et l'espoir de résister à l'injustice et au désespoir. "

Mai Masri, réalisatrice 

 

PALESTINE: FILMER C’EST EXISTER (PFC’E) s’est créé en 2012 avec l’idée de donner la place au regard, à la créativité, à l’imagination, à l’humour, aux convictions et aux espoirs des cinéastes palestinien-ne-s, de Cisjordanie, de Gaza et des pays d’exil qui les accueillent.

Et pour que le public et les réalisateurs-trices se rencontrent pour questionner, échanger, débattre de la manière dont ils/elles conçoivent le lien existant entre la création artistique et le milieu qui la féconde, entre la réalité du monde et de la Palestine.

Un fil rouge guide la programmation de cette 3ème édition 2014: Réfugiés, Exilés, Déplacés.

C’est la blessure qui touche le coeur du peuple palestinien depuis l’exode forcé de 1948 - la Nakba - une souffrance qui s’est répétée avec la guerre de 1967, et qui est hélas encore d’une actualité brûlante. 

affichePFCE2014-webIls sont aujourd’hui plus de 4 millions de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza, dans les pays voisins - Liban, Jordanie, Irak, Syrie - et dans le monde entier, à renouveler sans cesse l’exigence de la reconnaissance du droit au retour.

Où qu’ils soient, la clé de la maison perdue trône à côté du portrait d’Arafat !

Les guerres en Irak et en Syrie ont chassé encore une fois les réfugiés palestiniens, les forçant à trouver un deuxième pays d’accueil.

Cette dernière actualité s’est imposée pour définir notre fil rouge. Et PFC’E a la chance de montrer sur ce sujet, en première européenne, le dernier documentaire de Carol Mansour, Nous ne pouvons pas y aller maintenant, mon ami.

En mettant sur pied la programmation, nous avons eu la confirmation que ce thème est omniprésent dans la création cinématographique palestinienne.

Au travers des 25 autres films présentés, nous pouvons comprendre les multiples souffrances ressenties par les expulsés :

  • l’exil vécu par quatre générations, qui gardent la mémoire de l’Histoire intacte, creuset de leur identité et 3 de leur résistance. 
  • l’exil dans les pays voisins ou dans les Territoires Occupés : ils ont tout perdu, ils sont enfermés dans un camp d’un km2, mais dans lequel se recrée une petite Palestine, presque plus forte que la vraie Palestine.
    « C’est là que j’ai retrouvé ma Palestine, dans le camp de Chatila » dit Leila Shahid.
  • l’exil de ceux qui sont restés sur place - les Palestiniens d’Israël – subissant un exil administratif et culturel qui annihile leur empreinte sur cette terre.
  • l’exil choisi par certains pour échapper à l’occupation, à l’impossibilité de vivre normalement, mais où la terre natale se rappelle à eux instantanément ... ceux-là ressentiront l’exil partout.

Celles et ceux qui aujourd’hui refusent d’abandonner leur maison et leurs champs face aux attaques violentes des colons ou l’enfermement du Mur, ont conscience de s’opposer à un nouvel exil, à la disparition définitive de la Palestine.

Certains films, réalisés dans des camps de réfugiés, abordent cependant aussi des thèmes universels comme la pollution environnementale, les rôles hommes/ femmes, la thérapie salvatrice de l’humour.

Pour animer les débats entre public et cinéastes chers à PFC’E, nous sommes très heureux d’accueillir, pour cette 3ème édition, sept cinéastes, parmi lesquels six réalisatrices palestiniennes. Deux d’entre elles feront le long chemin depuis Gaza....Inch’allah !

Merci à Maud Pollien et Aurélie Doutre, du cinéma Spoutnik, toujours à nos côtés pour continuer l’aventure de PFC’E !

Françoise Fort - Catherine Hess - Mona Asal 

 

 

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